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Le fort développement de la chimie verte

par Ducis formation, le 29/04/2020, dans Actualités
Le fort développement de la chimie verte

La chimie du végétal se développe sous l'impulsion de grands groupes industriels, chimistes ou non, et de start-ups qui cherchent des technologies de rupture et assurent tout un pan de l’innovation. Avec un enjeu : trouver un marché preneur en se montrant compétitif et innovant.

En amont de la filière de la chimie du végétal, on trouve de grands groupes agro-industriels qui assurent la transformation de la matière première et sont l’un des moteurs de cette chimie de la biomasse car ils investissent massivement dans la recherche tant en interne que via des pôles d’innovation, des fonds de soutien aux start-ups ou à des partenariats divers. 

A titre d’exemple, le groupe familial Roquette, spécialiste des produits amylacés dérivés du maïs, du blé ou de la pomme de terre pour les secteurs de la nutrition, la pharmaceutique, la chimie de base ou le papier-carton, s’intéresse désormais aussi au secteur des plastiques, des revêtements ou des peintures bio-sourcées, et ses matières premières se sont élargies au pois pour l’exploitation des protéines. La R&D chez Roquette porte sur le développement d’intermédiaires bio-sourcés permettant de créer de nouveaux matériaux moins nocifs ou la recherche de nouvelles voies de production de composés de la chimie classique à l’instar de l’acide succinique BiosucciniumTM, certifié Ecocert, qui peut entrer dans la composition tant de polyuréthanes que d’émulsifiants. 

Parmi les grands chimistes, plusieurs ont déjà pris le virage de la chimie du végétal en cherchant activement à utiliser des matières premières bio-sourcées pour leurs productions et leurs innovations. Les cosmétiques sont l’un des grands secteurs de la chimie du végétal. Tous les fabricants intègrent aujourd'hui des ingrédients végétaux. Dans la cosmétique, la chimie du végétal ne concerne pas seulement l’approvisionnement mais aussi les procédés de fabrication avec des biotechnologies blanches telles que l’extraction sans solvants par catalyse enzymatique ou bioconversion.

Le secteur automobile est devenu friand de plastiques et de composites bio-sourcés qui viennent remplacer métaux et plastiques traditionnels. Pour cette industrie, cela permet d’atteindre plusieurs objectifs : amélioration de l’empreinte carbone et allègement de la structure et ainsi diminution de la consommation de carburant. 40% du marché des composites bio-sourcés est aujourd’hui dédié au secteur automobile principalement par l’utilisation de fibres naturelles (lin, chanvre, cellulose) à la place des fibres de verre.

Pour les détergents et les peintures, la chimie du végétal apporte des ingrédients présentant plusieurs avantages qui ont séduit ces deux secteurs : une plus grande biodégradabilité, beaucoup moins de composés toxiques (COV notamment) en adéquation avec la réglementation (Reach) et les attentes des utilisateurs. Pour les détergents, la chimie du végétal a trouvé un marché sur le segment des tensioactifs dont 40 à 50% sont maintenant bio-sourcés, principalement par l’emploi d’huile végétale (palme, soja, coco). Les huiles végétales sont aussi une source première pour la fabrication d’ingrédients de peintures moins nocives pour l’environnement et la santé.

Générateur de solutions orientées développement durable et responsable, Ducis developpement distribue également des produits chimiques de qualité et respectueux de l’environnement, biodégradables, directement issus des végétaux et/ou du recyclage.